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ASIE

Bali

Bali n’est pas une juridiction fiscale : c’est une province indonésienne, et c’est le droit indonésien qui s’y applique intégralement. Cette précision n’est pas cosmétique, car elle commande tout le raisonnement. L’Indonésie impose ses résidents fiscaux sur leurs revenus mondiaux, à un barème progressif atteignant 35 % (Direction générale des impôts d’Indonésie), ce qui la place très loin des juridictions à fiscalité douce auxquelles on l’associe parfois à tort. Un dispositif ouvre toutefois aux nouveaux résidents étrangers qualifiés, sous conditions, une imposition limitée aux seuls revenus de source indonésienne pendant quatre ans. C’est ce mécanisme, et non une prétendue absence d’impôt, qui rend l’installation intéressante. La question immobilière appelle par ailleurs une vigilance particulière.

CORRIGER LES PRÉSUPPOSÉS

Bali est la destination où les idées reçues coûtent le plus cher

Bali attire des projets construits sur des informations approximatives, et c’est la destination sur laquelle nous corrigeons le plus de présupposés. Nous établissons votre statut fiscal réel au regard du droit indonésien, nous vérifions votre éligibilité au régime temporaire, puis nous sécurisons le titre de séjour et, lorsqu’un projet immobilier existe, la structure de détention. Ce dernier point fait l’objet d’un examen renforcé.

AVANTAGES FISCAUX 

Un dispositif permet aux nouveaux résidents étrangers disposant de compétences déterminées d’être imposés, pendant quatre exercices à compter de l’acquisition de la résidence fiscale, sur leurs seuls revenus de source indonésienne, leurs revenus étrangers demeurant hors du champ. L’accès est réservé à une liste restreinte de métiers et de secteurs qualifiés, et suppose un engagement de transfert de compétences vers des ressortissants indonésiens (Direktorat Jenderal Pajak). Le barème indonésien commence à 5 % et comporte plusieurs tranches. L’impôt sur les sociétés s’élève à 22 % (Direktorat Jenderal Pajak). Le coût de la vie reste très inférieur à celui de l’Europe, ce qui pèse davantage sur le budget réel que le taux d’imposition.

PROFIL IDÉAL

Entrepreneurs du numérique, créateurs, consultants et travailleurs à distance disposant de revenus de source étrangère et attirés par le cadre de vie. Investisseurs souhaitant développer une activité touristique ou immobilière sur place, à condition d’accepter une structuration locale rigoureuse.

CONDITIONS DE RÉSIDENCE

La résidence fiscale s’acquiert par une présence supérieure à cent quatre-vingt-trois jours sur douze mois, ou par la manifestation d’une intention de résider durablement, matérialisée notamment par la détention d’un titre de séjour. Plusieurs titres coexistent : le permis de séjour temporaire classique adossé à un emploi ou à une société, un visa destiné aux travailleurs à distance, un visa de résidence secondaire et le Golden Visa, dont la voie financière suppose environ 350 000 dollars placés en obligations d’État, actions cotées ou fonds pour un titre de cinq ans, les voies entrepreneuriales exigeant des montants nettement supérieurs (Direktorat Jenderal Imigrasi).

QUALITÉ DE VIE

Cadre naturel exceptionnel, coût de la vie très bas, communauté internationale nombreuse et croissante, offre de services développée dans le sud de l’île. Les limites tiennent à la saturation croissante de certaines zones, à la qualité des infrastructures, à une offre médicale spécialisée réduite imposant des évacuations vers Singapour, et à une offre scolaire internationale correcte mais limitée.

POINTS DE VIGILANCE

Un étranger ne peut pas détenir la pleine propriété d’un terrain en Indonésie. Les montages par prête-nom, très répandus localement, sont contraires au droit et exposent à la perte pure et simple de l’investissement. Le régime temporaire de quatre ans est conditionné et prend fin : au-delà, l’imposition porte sur les revenus mondiaux au barème progressif, ce qui doit être anticipé dès l’installation.

FAQ

L’Indonésie impose-t-elle les revenus mondiaux ?

Oui, et c’est le point le plus mal compris de cette destination. Une personne physique considérée comme résidente fiscale indonésienne est imposable sur l’ensemble de ses revenus, quelle que soit leur origine géographique, selon un barème progressif dont les tranches vont de 5 % à 35 % (Direction générale des impôts d’Indonésie). L’Indonésie n’est donc pas un pays à fiscalité territoriale, contrairement à la Géorgie, à Hong Kong ou au Paraguay. Le statut de résident s’acquiert dès lors que l’on séjourne plus de cent quatre-vingt-trois jours sur une période de douze mois, ou dès lors que l’on manifeste l’intention de résider durablement, ce que matérialise la détention d’un titre de séjour. Il est donc possible d’être résident fiscal indonésien assez rapidement, sans en avoir conscience. C’est le premier point que nous vérifions.

En quoi consiste le régime des quatre premières années ?

Il constitue l’argument fiscal réel de l’Indonésie, et il est temporaire. Les étrangers devenant résidents fiscaux indonésiens et disposant de compétences répondant aux critères fixés peuvent, sous conditions, n’être imposés que sur leurs revenus de source indonésienne pendant les quatre premières années suivant leur installation. Leurs revenus de source étrangère demeurent alors hors du champ de l’impôt indonésien. L’intérêt du dispositif est considérable pour un entrepreneur dont l’essentiel des revenus provient de clients étrangers. Ses limites le sont tout autant : l’éligibilité repose sur des critères de compétence et de qualification qui doivent être vérifiés, et la période s’achève. Au terme des quatre années, l’imposition porte sur les revenus mondiaux au barème progressif. Un projet indonésien doit donc être pensé avec ce terme en tête.


Un étranger peut-il acheter un bien à Bali ?

Pas en pleine propriété, et c’est le sujet sur lequel nous mettons le plus fermement en garde. Le droit indonésien réserve la pleine propriété foncière aux ressortissants nationaux. Un étranger peut en revanche détenir un droit d’usage sur un terrain ou un bien, pour une durée déterminée et renouvelable, ou passer par une société à capitaux étrangers constituée dans les formes requises et exerçant une activité réelle, ou encore recourir à un bail de longue durée. Ces voies sont légales et fonctionnent. Ce qui ne fonctionne pas, c’est le montage par prête-nom, consistant à inscrire le bien au nom d’un ressortissant indonésien avec des accords parallèles. Cette pratique est répandue, elle est contraire au droit, et les conventions qui l’organisent sont dépourvues de valeur. Les cas de dépossession totale ne sont pas des exceptions théoriques.


Quels visas permettent de s’installer à Bali ?

Plusieurs titres coexistent et le choix dépend de votre situation. Le permis de séjour temporaire classique s’adosse à un emploi local ou à une société indonésienne dont vous êtes dirigeant ou actionnaire, et ouvre le droit de travailler. Un visa destiné aux travailleurs à distance permet de résider en Indonésie tout en exerçant pour des employeurs ou des clients étrangers, sous conditions de revenus. Un visa de résidence secondaire s’adresse aux personnes justifiant de moyens financiers importants sans exercer d’activité locale. Un dispositif de visa doré a enfin été instauré récemment, avec des durées longues contre des engagements d’investissement. Chacun emporte des conséquences fiscales différentes, notamment sur la caractérisation de l’intention de résider, et le choix du visa influe donc directement sur votre statut fiscal.


Faut-il créer une société indonésienne ?

Cela dépend entièrement de la nature de votre activité. Exercer une activité commerciale en Indonésie, employer du personnel local, exploiter une villa en location ou développer un projet touristique suppose une structure locale en bonne et due forme, généralement une société à capitaux étrangers soumise à des exigences de capital, d’objet social et de secteurs autorisés, certaines activités demeurant fermées ou limitées aux investisseurs étrangers. Exercer une activité entièrement tournée vers des clients étrangers, en revanche, ne requiert pas nécessairement une entité indonésienne et peut relever d’une organisation différente. Le point à ne pas manquer est celui de l’activité exercée sans titre approprié, qui expose à des sanctions administratives sérieuses, y compris à l’éloignement du territoire.


Quel est le premier réflexe français avant un projet balinais ?

L’Indonésie n’appartient pas à l’Union européenne, ce qui appelle une modélisation attentive des conditions de sursis de paiement de l’exit tax lorsque vous détenez des participations dépassant les seuils. Une convention fiscale ancienne lie les deux États et organise la répartition du droit d’imposer ainsi que le règlement des situations de double résidence. Elle mérite d’être lue précisément, car son ancienneté fait qu’elle ne traite pas certaines situations contemporaines de la même manière que des conventions plus récentes. La question du terme du régime de quatre ans doit enfin être posée dès le départ : une organisation construite pour cette période initiale et non révisée ensuite peut devenir nettement moins favorable sans que rien n’ait changé dans votre situation personnelle.


Qui peut réellement bénéficier du régime territorial de quatre ans ?

Une catégorie étroite de travailleurs étrangers qualifiés, et non tout nouvel arrivant. Le dispositif réserve aux étrangers devenus résidents fiscaux indonésiens une imposition limitée aux seuls revenus de source indonésienne pendant quatre exercices, sous réserve d’occuper certains postes déterminés ou d’exercer comme chercheur, et de s’engager dans un transfert de compétences (Direction générale des impôts d’Indonésie). Le bénéfice est exclu si l’intéressé se prévaut par ailleurs d’une convention fiscale pour des revenus provenant de l’autre État. Un entrepreneur indépendant qui s’installe à Bali pour travailler à distance n’entre pas dans ce cadre, contrairement à ce que suggèrent de nombreux contenus en ligne.


Existe-t-il une convention fiscale entre la France et l’Indonésie ?

Oui, ce qui offre un cadre de départage en cas de double résidence et un mécanisme d’élimination de la double imposition (liste des conventions fiscales conclues par la France). Elle répartit le droit d’imposer selon les catégories de revenus et permet d’éviter qu’un même revenu soit taxé deux fois. Attention toutefois à l’articulation avec le régime territorial des travailleurs qualifiés : le bénéfice de ce régime est perdu lorsque le contribuable invoque la convention pour des revenus perçus de l’État avec lequel elle est conclue (Direction générale des impôts d’Indonésie). Les deux dispositifs ne se cumulent donc pas, et le choix doit être arbitré en amont, revenu par revenu.


À partir de quand devient-on résident fiscal indonésien ?

Plus vite qu’on ne l’imagine. Le statut s’acquiert dès lors que l’on séjourne plus de cent quatre-vingt-trois jours sur une période de douze mois, ou dès lors que l’on manifeste l’intention de résider durablement, ce que matérialise notamment la détention d’un titre de séjour (Direction générale des impôts d’Indonésie). Le second critère est le piège : un titulaire de permis de séjour peut être considéré comme résident dès son arrivée, sans attendre le décompte des jours. Le barème progressif indonésien s’applique alors à ses revenus mondiaux, de 5 % à 35 % (Direction générale des impôts d’Indonésie). C’est le premier point que nous vérifions dans un dossier balinais.


Quels visas permettent réellement de s’installer à Bali ?

Plusieurs catégories coexistent et leur portée fiscale diffère radicalement. Les visas de séjour limité couvrent l’emploi, l’investissement, la retraite ou le regroupement familial, tandis qu’un visa doré destiné aux investisseurs suppose un engagement financier élevé, de l’ordre de plusieurs centaines de milliers de dollars selon la catégorie (Direktorat Jenderal Imigrasi). Un visa dit de nomade numérique n’ouvre pas les mêmes droits et son articulation avec la résidence fiscale doit être examinée précisément. Le choix du visa n’est donc pas une question administrative : il détermine votre statut fiscal indonésien, et par ricochet votre exposition française.


Un étranger peut-il détenir un bien immobilier à Bali ?

Pas en pleine propriété, et c’est la contrainte structurante de toute installation. Le droit indonésien réserve la propriété pleine aux ressortissants nationaux et n’ouvre aux étrangers que des droits d’usage ou de construction, à durée déterminée et renouvelable, ou la détention via une société à capitaux étrangers soumise à conditions. Les montages recourant à un prête-nom local sont fréquents et juridiquement fragiles : ils exposent à la perte du bien, sans recours utile. C’est le domaine où nous constatons le plus de pertes patrimoniales réelles, davantage que sur le terrain fiscal, et il justifie à lui seul un accompagnement juridique local.


Quelle est la fiscalité des sociétés en Indonésie ?

Le taux normal de l’impôt sur les bénéfices s’établit à 22 %, complété par une taxe sur la valeur ajoutée sur les biens et services et par des retenues à la source sur de nombreux flux (Direction générale des impôts d’Indonésie). Une société à capitaux étrangers doit respecter des seuils de capital minimum et des restrictions sectorielles fixées par la liste des activités ouvertes à l’investissement. L’Indonésie n’est donc en rien une juridiction à fiscalité légère pour les entreprises : c’est un grand marché émergent doté d’une fiscalité ordinaire, ce qui constitue précisément le contresens le plus répandu à propos de Bali.


Quelle couverture santé prévoir pour une famille à Bali ?

Une assurance internationale, avec une clause d’évacuation sanitaire. L’offre de soins de l’île couvre correctement la médecine courante mais reste limitée pour les interventions lourdes, qui conduisent à un transfert vers Singapour, à deux heures et demie de vol. Le régime public indonésien est accessible aux détenteurs de certains titres de séjour, avec des prestations sans rapport avec les standards européens. La scolarité internationale, principalement anglophone, représente le second poste, l’offre francophone homologuée étant limitée. Ces deux éléments modifient sensiblement le budget d’une famille par rapport aux projections souvent citées pour un célibataire.


Comment sécuriser un départ vers l’Indonésie côté français ?

En traitant trois sujets avant le départ. La rupture des critères de l’article 4 B, foyer, séjour principal, activité et centre des intérêts économiques (BOFiP, personnes imposables et domicile fiscal), qui suppose un déplacement réel et non un simple visa. L’exit tax ensuite, dès 800 000 euros de titres ou 50 % des bénéfices d’une société, avec un dégrèvement après deux ou cinq ans selon la valeur (article 167 bis du code général des impôts). La déclaration enfin, l’année du départ, incluant les comptes ouverts en Indonésie (BOFiP, déclaration des comptes détenus hors de France). L’Indonésie ne figurant pas sur la liste des États non coopératifs (arrêté du 15 avril 2026), l’amende de droit commun s’applique en cas d’omission, ce qui reste dissuasif.


Comment Coreway Consulting accompagne-t-il une installation à Bali ?

Nous commençons par rétablir le cadre réel, ce qui suppose souvent de corriger des informations recueillies ailleurs. Nous déterminons votre statut fiscal indonésien, nous vérifions votre éligibilité au régime temporaire et nous chiffrons la situation à son terme, afin que la décision soit prise en connaissance du scénario à cinq ans. Nous sélectionnons ensuite le titre de séjour cohérent avec votre activité et ses conséquences fiscales. Lorsqu’un projet immobilier existe, nous le faisons examiner par un notaire indonésien et nous écartons toute structure par prête-nom. La sortie de résidence française est traitée en parallèle.

Les informations de cette FAQ sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil fiscal ou juridique. Les régimes fiscaux sont susceptibles d'évoluer. Coreway Consulting recommande à chaque client de faire l'objet d'une analyse personnalisée lors de l'entretien de découverte.

Coreway Consulting est membre de la CCI France UAE et de la Dubai Chambers of Commerce.

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