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L'ALTERNATIVE CARIBÉENNE

Bahamas

Les Bahamas offrent l’un des cadres fiscaux les plus simples qui soient : il n’existe ni impôt sur le revenu, ni imposition des plus-values, ni droits de succession, ni impôt sur la fortune, ni impôt général sur les bénéfices des sociétés. L’État se finance par la taxe sur la valeur ajoutée, les droits de douane et la taxe foncière. L’archipel se situe à une heure de vol de Miami, utilise une monnaie arrimée au dollar américain et dispose d’un secteur bancaire ancien. L’accès à la résidence permanente repose sur un investissement immobilier ou obligataire dont le seuil a été relevé à un million de dollars au 1er janvier 2025, avec une obligation de conservation de dix ans.

LA SIMPLICITÉ DÉPLACE L’ANALYSE

Sans fiscalité à examiner, tout se joue ailleurs

Aux Bahamas, la simplicité fiscale déplace l’analyse vers d’autres terrains : la qualité de l’investissement exigé, l’exposition climatique du bien retenu, le coût de vie réel et la situation de l’archipel au regard des listes nationales et européennes. Nous traitons ces points avec la même rigueur qu’un régime fiscal complexe, puis nous conduisons le dossier de résidence et l’acquisition avec nos correspondants sur place.

AVANTAGES FISCAUX 

Aucun impôt sur le revenu des personnes physiques, aucune imposition des plus-values, aucun droit de succession ou de donation, aucun impôt sur la fortune. Les sociétés ne supportent pas davantage d’imposition générale sur leurs bénéfices. Les recettes publiques proviennent de la taxe sur la valeur ajoutée, fixée à 10 %, des droits de douane et de la taxe foncière assise sur les biens immobiliers (Department of Inland Revenue).

PROFIL IDÉAL

Familles patrimoniales et dirigeants ayant réalisé une cession, disposant des moyens d’engager l’investissement requis et attirés par la proximité avec les États-Unis. Investisseurs souhaitant détenir une résidence dans un environnement à fiscalité nulle tout en conservant un accès aisé à l’Amérique du Nord et à l’Europe.

CONDITIONS DE RÉSIDENCE

Le certificat de résidence permanente économique suppose un investissement d’au moins un million de dollars bahaméens, seuil relevé depuis 750 000 dollars au 1er janvier 2025, placé en immobilier approuvé ou en obligations à coupon zéro de la banque centrale, et conservé pendant au moins dix ans (Bahamas Department of Immigration). Un traitement accéléré est prévu pour les investissements supérieurs. Un permis annuel distinct existe par ailleurs pour les propriétaires d’un bien résidentiel.

QUALITÉ DE VIE

Proximité immédiate des États-Unis avec une heure de vol jusqu’à Miami, environnement anglophone, écoles privées de tradition anglo-saxonne, sécurité satisfaisante dans les quartiers résidentiels et cadre naturel remarquable. Le coût de la vie est très élevé, l’essentiel des biens étant importé et soumis à droits. L’offre médicale spécialisée impose des déplacements vers la Floride.

POINTS DE VIGILANCE

L’exposition cyclonique est réelle et détermine la localisation du bien, la qualité de sa construction et le coût de son assurance, poste souvent sous-estimé. L’obligation de conservation de dix ans immobilise le capital investi. La situation de l’archipel au regard des listes françaises et européennes de juridictions non coopératives doit enfin être vérifiée au moment du projet, ses conséquences pratiques n’étant pas négligeables.

FAQ

Existe-t-il vraiment aucun impôt sur le revenu aux Bahamas ?

C’est exact, et la simplicité du régime ne cache aucune contrepartie fiscale déguisée. Les Bahamas ne prélèvent ni impôt sur le revenu des personnes physiques, ni imposition des plus-values, ni droits de succession ou de donation, ni impôt sur la fortune. Il n’existe pas non plus d’impôt général sur les bénéfices des sociétés. L’État se finance autrement : par une taxe sur la valeur ajoutée fixée à 10 % (Department of Inland Revenue des Bahamas), par des droits de douane élevés qui expliquent le coût de la vie, et par une taxe foncière assise sur la valeur des biens immobiliers, dont les propriétaires étrangers ne sont pas exonérés. Le budget réel d’un résident se construit donc autour de ces trois postes plutôt qu’autour d’un taux d’imposition. La charge globale reste très inférieure à celle d’un pays européen.

Comment obtient-on la résidence permanente ?

La voie principale est le certificat de résidence permanente économique. Il suppose un investissement d’au moins un million de dollars bahaméens, montant relevé au 1er janvier 2025 par rapport au seuil antérieur, placé dans de l’immobilier approuvé ou dans des obligations à coupon zéro émises par la banque centrale. Une condition importante l’accompagne : l’investissement doit être conservé pendant au moins dix ans, ce qui immobilise durablement le capital et doit être intégré à votre planification patrimoniale. Un traitement accéléré du dossier est prévu pour les investissements dépassant un seuil supérieur, avantage réel compte tenu des délais d’instruction ordinaires. Un permis de résidence annuel, distinct et plus léger, existe par ailleurs pour les propriétaires d’un bien résidentiel, sans conférer les mêmes droits.


Quel est le coût de la vie réel ?

Il est élevé et c’est le principal facteur que les candidats sous-estiment. L’archipel importe la quasi-totalité de ce qu’il consomme et applique des droits de douane substantiels, auxquels s’ajoute une taxe sur la valeur ajoutée de 10 % (Department of Inland Revenue des Bahamas). Les prix de l’alimentation, des biens d’équipement et des véhicules se situent nettement au-dessus des niveaux européens. L’électricité est chère. L’assurance habitation, compte tenu de l’exposition cyclonique, représente un poste significatif et son coût a augmenté ces dernières années. Les frais de scolarité privée et les déplacements médicaux vers la Floride complètent le tableau. Une installation aux Bahamas peut donc consommer en coût de vie une part appréciable de l’économie fiscale réalisée, selon le niveau de revenus concerné. Ce calcul se fait avant, pas après.


Le risque cyclonique doit-il entrer dans la décision ?

Oui, et de manière opérationnelle plutôt qu’abstraite. L’archipel se situe dans une zone d’activité cyclonique et certaines îles ont subi des dommages majeurs au cours des dernières décennies. Trois conséquences pratiques en découlent. Le choix de l’île et de l’emplacement précis du bien n’est pas indifférent, les niveaux d’exposition variant sensiblement. La qualité de construction et la conformité aux normes de résistance conditionnent à la fois la sécurité et l’assurabilité du bien. Et le coût de l’assurance, en hausse, doit être budgété sur la durée plutôt qu’estimé à partir d’un devis initial. Lorsque l’investissement immobilier constitue la condition même de votre résidence, ces paramètres cessent d’être des considérations de confort pour devenir des éléments de sécurisation du statut.


Par quoi commencer côté français pour un projet bahaméen ?

Les Bahamas se situent hors de l’Union européenne et l’exit tax appelle une modélisation attentive de ses conditions de sursis lorsque vous détenez des participations dépassant les seuils. Un point spécifique mérite une vérification systématique : la situation de l’archipel au regard des listes de juridictions non coopératives tenues par la France et par l’Union européenne, qui a évolué au fil des années. L’inscription sur ces listes emporte des conséquences réelles, notamment des majorations de retenue à la source sur certains flux de source française et une application renforcée de dispositifs anti-abus. Cette vérification se fait au moment du projet, jamais à partir d’une information ancienne. Un accord d’échange de renseignements lie par ailleurs les deux États.


Que devient mon assurance-vie française après une installation aux Bahamas ?

Le contrat n’est pas clôturé, mais son traitement au décès change de logique. Les capitaux versés au titre de primes acquittées avant soixante-dix ans supportent, après un abattement de 152 500 euros par bénéficiaire, un prélèvement de 20 % jusqu’à 700 000 euros, puis de 31,25 % au-delà (article 990 I du code général des impôts). Ce prélèvement s’applique notamment lorsque le bénéficiaire est résident de France, ou lorsque l’assuré l’était au moment du décès, ce qui rend la localisation de vos enfants déterminante. Un départ aux Bahamas ne neutralise donc pas l’assurance-vie française, et une réorganisation hâtive du contrat coûte souvent plus qu’elle ne rapporte.


Un départ aux Bahamas peut-il être qualifié d’abus de droit ?

Il peut l’être si le montage est artificiel, et la question mérite d’être posée franchement. L’administration dispose de la procédure d’abus de droit, qui vise les actes à caractère fictif ou recherchant le bénéfice littéral d’un texte à l’encontre des objectifs de son auteur, ainsi que d’un dispositif visant les montages à but principalement fiscal. Un déménagement réel, avec logement, famille et vie quotidienne déplacés, n’entre dans aucune de ces catégories : l’expatriation est un droit. En revanche, une résidence de façade doublée d’une continuité de vie française constitue exactement le schéma visé. C’est la matérialité de l’installation qui protège, jamais la qualité du montage.


Comment se règle une double résidence entre la France et les Bahamas ?

Elle ne se règle pas, et c’est la difficulté propre à cette destination. Les Bahamas ne figurent pas parmi les partenaires conventionnels de la France (liste des conventions fiscales conclues par la France) : il n’existe qu’un accord d’échange de renseignements, signé le 7 décembre 2009 et entré en vigueur le 13 septembre 2010 (liste des accords d’échange de renseignements). Aucun critère hiérarchisé de départage, du type foyer d’habitation permanent puis centre des intérêts vitaux, ne viendra donc arbitrer. Chaque État applique son droit interne, et une double imposition n’est corrigée par aucun mécanisme. Un départ aux Bahamas suppose donc une rupture franche, jamais une situation partagée entre deux pays.


Quelles sont les conditions exactes de la résidence permanente économique ?

Elles sont précises et rarement rapportées correctement. Le Département de l’immigration exige un investissement minimal d’un million de dollars, réalisé en immobilier bahaméen ou en obligations à coupon zéro de la Banque centrale, l’actif devant être conservé au moins dix ans (Bahamas Department of Immigration). Le seuil a été relevé depuis 750 000 dollars. Les investissements d’un million et demi de dollars ou plus dans certaines zones peuvent bénéficier d’un traitement accéléré. La demande suppose par ailleurs un certificat médical, un extrait de casier judiciaire couvrant cinq années de résidence et deux références de personnalités locales.


Comment l’État bahaméen se finance-t-il sans impôt sur le revenu ?

Par trois canaux, et cela se voit dans le coût de la vie. La taxe sur la valeur ajoutée, fixée à 10 % depuis le 1er janvier 2022 après avoir été ramenée de 12 %, constitue la première ressource (Department of Inland Revenue des Bahamas). Les droits de douane, élevés sur un archipel qui importe la quasi-totalité de sa consommation, en constituent la deuxième. La taxe foncière assise sur la valeur des biens immobiliers, dont les propriétaires étrangers ne sont pas exonérés, complète l’ensemble. Le budget réel d’un résident se construit donc autour de ces trois postes plutôt qu’autour d’un taux d’imposition sur le revenu.


Un résident permanent a-t-il le droit de travailler aux Bahamas ?

Pas automatiquement, et c’est une nuance décisive. Le certificat de résidence permanente peut être délivré avec ou sans droit d’exercer une activité rémunérée, ce dernier faisant l’objet d’une mention expresse (Bahamas Department of Immigration). Un investisseur qui obtiendrait un certificat sans ce droit ne peut ni être salarié sur place, ni exercer une profession réglementée localement. Cette distinction commande la structuration de votre activité : un entrepreneur qui entend continuer de travailler doit soit obtenir la mention, soit organiser son activité hors du territoire, ce qui rouvre alors la question de la localisation réelle de la prestation au regard du droit français (BOFiP, article 155 A du CGI).


Le coût de l’assurance habitation est-il un vrai sujet ?

C’est le poste le plus sous-estimé des budgets qu’on nous présente. L’archipel se situe sur une trajectoire cyclonique active, et les primes d’assurance des biens résidentiels ont fortement augmenté ces dernières années, en particulier pour les propriétés de bord de mer. Certaines zones connaissent des difficultés d’assurabilité, avec des franchises élevées sur le risque vent et submersion. Ce paramètre commande le choix de l’île, la qualité de construction du bien et son exposition. Sur un patrimoine immobilier d’un million de dollars conservé dix ans au titre de la résidence permanente (Bahamas Department of Immigration), cette charge récurrente pèse durablement sur le rendement du dispositif.


Existe-t-il une carte de résidence pour les propriétaires immobiliers ?

Oui, un titre annuel distinct de la résidence permanente, réservé aux propriétaires d’un bien résidentiel dans l’archipel. Il facilite les entrées et les séjours, ainsi que ceux du conjoint et des enfants mineurs, mais il ne confère ni statut permanent, ni droit de travailler (Bahamas Department of Immigration). Il ne suffit pas davantage à établir une résidence fiscale opposable à la France, laquelle dépend exclusivement des critères de l’article 4 B du code général des impôts (BOFiP, personnes imposables et domicile fiscal). C’est une solution intéressante pour une résidence secondaire ou un usage saisonnier, pas pour une expatriation. Nous la présentons comme telle, car la confusion est fréquente.


Les Bahamas imposent-elles désormais les entreprises ?

Uniquement les très grands groupes, et depuis peu. L’archipel a introduit un impôt minimum applicable aux groupes multinationaux dépassant le seuil de chiffre d’affaires retenu par les travaux internationaux sur l’imposition minimale, afin de préserver sa conformité aux standards de l’OCDE. Les entreprises locales de taille ordinaire et les personnes physiques ne sont pas concernées : il n’existe toujours ni impôt sur le revenu, ni imposition des plus-values, ni droits de succession ou de donation (Department of Inland Revenue des Bahamas). Cette évolution suit celle des Bermudes et illustre une tendance de fond : les juridictions à taux nul ajustent leur régime pour les grands groupes en préservant celui des particuliers.


Comment Coreway Consulting accompagne-t-il une installation aux Bahamas ?

Nous vérifions d’abord la situation de l’archipel au regard des listes applicables et nous chiffrons les conséquences éventuelles sur vos revenus de source française conservés. Nous examinons ensuite l’investissement exigé sous l’angle patrimonial autant que réglementaire : un million de dollars immobilisés dix ans doit être placé dans un actif que vous auriez retenu par ailleurs, et non subi comme un ticket d’entrée. Nous conduisons le dossier de résidence, l’acquisition immobilière et les diligences liées à l’exposition climatique et à l’assurabilité avec nos correspondants sur place. La sortie de résidence française et l’exit tax sont conduites en amont, avec les conseils compétents.

Les informations de cette FAQ sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil fiscal ou juridique. Les régimes fiscaux sont susceptibles d'évoluer. Coreway Consulting recommande à chaque client de faire l'objet d'une analyse personnalisée lors de l'entretien de découverte.

Coreway Consulting est membre de la CCI France UAE et de la Dubai Chambers of Commerce.

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