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Conseil en relocalisation fiscale : Portugal, Andorre, Géorgie, Panama ou Bahamas ?

  • 31 juil.
  • 8 min de lecture
Conseil en relocalisation fiscale : Portugal, Andorre, Géorgie, Panama ou Bahamas ?

Sommaire




Introduction


Dubaï, Chypre, Malte, Maurice et Singapour concentrent souvent l'attention, mais cinq autres juridictions méritent un examen tout aussi sérieux dans un projet de relocalisation patrimoniale. Le Portugal, l'Andorre, la Géorgie, le Panama et les Bahamas offrent des cadres très différents, du régime européen encadré à la fiscalité territoriale la plus souple. Encore faut-il comprendre ce que chacun impose réellement.


Nous évoquions récemment la question du choix de juridiction pour un trader crypto. Le présent article élargit la perspective à cinq destinations complémentaires, en gardant la même exigence : partir d'un cadre juridique vérifiable plutôt que d'un simple classement de taux affichés.


Chaque pays répond à un profil précis, selon la mobilité, la nature des revenus et la volonté de s'ancrer en Europe ou plus loin. L'objectif reste le même : aligner le cadre fiscal avec un mode de vie réel, sans jamais négliger les règles françaises de départ qui conditionnent la validité du transfert.



Relocaliser sa fiscalité : une résidence, pas une adresse


En droit français, l'article 4 B du Code général des impôts retient trois critères alternatifs de résidence : le foyer ou lieu de séjour principal, l'activité professionnelle principale et le centre des intérêts économiques. Un seul critère rempli suffit à maintenir l'imposition en France sur les revenus mondiaux.


Choisir le Portugal ou les Bahamas ne dispense donc pas d'organiser un départ crédible. Tant que la famille, le foyer ou l'essentiel du patrimoine productif restent en France, l'administration peut requalifier la résidence fiscale française. Le pays d'accueil ne compte vraiment qu'une fois la rupture française établie sur des faits solides.


Trois questions avant de comparer les taux

Avant tout arbitrage entre ces cinq juridictions, trois questions tranchent la plupart des dossiers. Votre présence physique atteindra-t-elle le seuil de jours exigé sur place ? Vos proches et votre foyer suivront-ils réellement ? Et pouvez-vous déplacer le centre de vos intérêts économiques sans conserver de lien prépondérant avec la France ?


Les réponses orientent naturellement vers une famille de destinations. Un entrepreneur totalement mobile ne subira pas les mêmes contraintes qu'un dirigeant gardant une activité hexagonale, et cette grille de lecture structure la comparaison qui suit.



Portugal : la fin du NHR et l'arrivée de l'IFICI


Le célèbre régime du résident non habituel (NHR) a fermé ses portes aux nouveaux arrivants : depuis 2024, il n'est plus possible d'y adhérer, et il a été officiellement remplacé au 1er janvier 2025. Le Portugal conserve un attrait européen fort, mais le cadre fiscal a profondément changé.


Le nouveau dispositif, l'IFICI, souvent surnommé NHR 2.0, cible désormais les professionnels hautement qualifiés dans la recherche, l'innovation et la technologie. Il propose un taux forfaitaire de 20 % sur certains revenus d'activité éligibles pendant dix ans, à condition d'exercer effectivement l'une des activités visées.


Ce que l'IFICI change pour les rentiers

La rupture est nette pour les retraités et les détenteurs de revenus passifs. Contrairement à l'ancien NHR, l'IFICI n'accorde plus de traitement de faveur aux pensions ni aux dividendes ou loyers, désormais soumis au barème progressif pouvant atteindre 53 % au niveau national. Le Portugal reste pertinent pour un profil actif et qualifié, beaucoup moins pour une simple rente.


Pour sécuriser une installation portugaise, mieux vaut donc vérifier en amont l'éligibilité réelle à l'IFICI et la nature exacte de ses revenus. Nous cadrons ces conditions sur la page dédiée au conseil en relocalisation fiscale au Portugal, afin d'éviter une mauvaise surprise dès la première année.



Andorre : IRPF plafonné à 10 % au cœur des Pyrénées


La principauté applique un impôt sur le revenu (IRPF) progressif mais très bas : 0 % jusqu'à 24 000 euros, 5 % entre 24 000 et 40 000 euros, puis un plafond de 10 % au-delà. S'y ajoutent l'absence d'impôt sur la fortune et l'absence de droits de succession, ce qui explique l'attrait patrimonial du pays.


L'imposition des sociétés est elle aussi plafonnée à 10 %, dans un environnement stable et proche de la France. Andorre combine ainsi cadre européen de fait et pression fiscale mesurée, sans être membre de l'Union européenne.


Résidence passive ou active : deux portes d'entrée

Deux voies principales existent. La résidence passive, réservée à ceux dont les revenus proviennent de l'étranger, exige un investissement local dont le seuil a été relevé à un million d'euros en 2026, associé à une présence minimale de 90 jours par an. La résidence active, liée à une activité réelle sur place, suppose quant à elle une présence d'au moins 183 jours.


Le choix dépend directement de votre projet de vie et de la source de vos revenus. Nous détaillons ces critères, ainsi que les obligations de substance, sur la page consacrée au conseil en relocalisation fiscale en Andorre.



Géorgie : territorialité et statut à 1 % pour entrepreneurs


La Géorgie applique un principe territorial pour les personnes physiques : les revenus de source étrangère, y compris dividendes, intérêts ou rémunération d'une société non géorgienne, ne sont en règle générale pas imposés localement. Le taux standard reste par ailleurs un forfait de 20 % sur les revenus de source géorgienne.


L'atout le plus commenté vise les indépendants : le statut de petite entreprise permet un impôt de 1 % sur le chiffre d'affaires jusqu'à 500 000 GEL par an, la fraction au-delà étant taxée à 3 %. Ce régime doit toutefois être demandé formellement et suppose une activité éligible.


Côté résidence, deux chemins coexistent : la présence de 183 jours ou le programme dédié aux personnes fortunées, qui ne l'impose pas. Cette souplesse de résidence séduit les profils déjà répartis sur plusieurs bases, comme nous l'expliquons via le conseil en relocalisation fiscale en Géorgie.



Panama : fiscalité territoriale et Friendly Nations Visa


Le Panama repose sur une fiscalité strictement territoriale : seuls les revenus de source panaméenne sont imposés, tandis que les revenus générés hors du pays échappent en principe à l'impôt local. Cette logique en fait une place appréciée des entrepreneurs à activité internationale.


Les voies du Friendly Nations Visa

L'accès à la résidence passe souvent par le Friendly Nations Visa, ouvert aux ressortissants de nombreux pays dont la France. Trois voies principales existent : un emploi auprès d'une société panaméenne, l'achat d'un bien immobilier d'au moins 200 000 dollars, ou un dépôt bancaire équivalent bloqué plusieurs années. Le visa accorde d'abord une résidence provisoire de deux ans avant de basculer vers la résidence permanente.


Le dollar américain sert de monnaie de fait et la place bancaire reste développée. Pour un dirigeant réellement mobile, le Panama combine territorialité et ancrage dans les Amériques, ce que nous cadrons via le conseil en relocalisation fiscale au Panama.



Bahamas : zéro impôt, résidence par l'immobilier


L'archipel ne prélève ni impôt sur le revenu, ni impôt sur les plus-values, ni droits de succession. Les recettes publiques reposent surtout sur la TVA et les droits de douane, ce qui laisse aux résidents une absence quasi totale d'imposition directe.


La contrepartie tient au coût d'entrée et à l'éloignement. La résidence permanente par investissement immobilier suppose désormais un placement minimal porté à un million de dollars depuis 2025, dans l'immobilier local ou des titres éligibles. C'est une destination taillée pour des patrimoines déjà constitués et une vraie volonté d'installation.


Pour qui recherche une résidence de premier plan sans imposition directe, l'équation peut être très favorable, à condition d'anticiper la substance et le train de vie sur place. Nous en précisons les étapes sur la page de conseil en relocalisation fiscale aux Bahamas.



Le comparatif en un tableau


Le tableau ci-dessous résume la logique de chaque destination. Il ne remplace pas une étude personnalisée, car le seuil de présence et le traitement des revenus étrangers comptent autant que le taux affiché.

Juridiction

Impôt sur le revenu

Résidence

Point fort

Portugal

IFICI 20 % activité éligible

183 jours

Cadre UE, profils qualifiés

Andorre

Progressif, plafond 10 %

90 ou 183 jours

Pas d'ISF ni succession

Géorgie

Territorial, 1 % petite entreprise

183 jours ou HNWI

Revenus étrangers exonérés

Panama

Territorial

Friendly Nations Visa

Revenus hors Panama exonérés

Bahamas

0 %

Immobilier dès 1 M$

Aucun impôt direct



Exit tax, conventions et CRS : le socle français


Quelle que soit la destination, plusieurs règles françaises encadrent le départ. La première est l'exit tax, susceptible de frapper les plus-values latentes sur les participations importantes au moment du transfert du domicile fiscal. L'anticiper évite de mauvaises surprises et ouvre, dans certains cas, un sursis de paiement.


Conventions et échange d'informations

Une convention fiscale lie souvent la France au pays d'accueil pour éviter la double imposition et départager les cas de double résidence. En parallèle, la norme CRS organise l'échange automatique d'informations bancaires entre États, ce qui rend la transparence incontournable. Le montage doit donc s'y conformer pleinement.


Dernier point de vigilance : la rupture des critères de l'article 4 B doit être réelle et documentée. Conserver en France son foyer familial ou le centre de ses intérêts économiques suffit à réintégrer la résidence française, quelle que soit l'attractivité du pays choisi.


Nous avions gardé notre résidence principale et la gestion opérationnelle en France ; tant que ce lien subsistait, mon installation au Panama restait fragile. En restructurant cet ancrage avant le départ, la bascule est devenue solide et défendable dans la durée, témoigne un dirigeant accompagné en 2025.



Conclusion


Portugal, Andorre, Géorgie, Panama et Bahamas ne se valent pas : régime européen recentré, plafond à 10 %, territorialité avec statut à 1 %, fiscalité territoriale ou absence totale d'impôt direct. Le bon choix dépend d'abord de votre mobilité réelle et de votre patrimoine, jamais du seul taux affiché.


Avant tout arbitrage, il est prudent de confronter votre projet aux critères de résidence, à l'exit tax et aux conventions applicables. Vous pouvez évaluer votre relocalisation fiscale avec Coreway Consulting.



Questions fréquentes



Le régime NHR portugais existe-t-il encore ?

Non pour les nouveaux arrivants. Le NHR classique est fermé depuis 2024 et remplacé par l'IFICI. Ce dernier vise les profils qualifiés en recherche et innovation, mais n'accorde plus d'avantage aux pensions ni aux revenus passifs.


Andorre est-elle vraiment un pays à faible fiscalité ?

L'IRPF andorran est progressif et plafonné à 10 %, sans impôt sur la fortune ni droits de succession. La résidence passive suppose toutefois un investissement local élevé et une présence minimale, ce qui en fait un projet à structurer sérieusement.


Comment fonctionne le statut à 1 % en Géorgie ?

Le statut de petite entreprise permet une imposition de 1 % sur le chiffre d'affaires jusqu'à 500 000 GEL par an, puis 3 % au-delà. Il doit être demandé formellement et concerne des activités éligibles exercées en indépendant.


Le Panama impose-t-il les revenus étrangers ?

Non, en principe. Le Panama applique une fiscalité territoriale : seuls les revenus de source panaméenne sont imposés, tandis que les revenus générés hors du pays échappent à l'impôt local, sous réserve d'une résidence correctement établie.


Faut-il un gros budget pour s'installer aux Bahamas ?

La résidence permanente par investissement immobilier suppose depuis 2025 un placement minimal d'environ un million de dollars. En contrepartie, l'archipel ne prélève ni impôt sur le revenu, ni plus-values, ni droits de succession.


Comment savoir quelle juridiction correspond à mon cas ?

En partant de votre mobilité, de la nature de vos revenus et de votre capacité à installer une vie réelle sur place. Une étude personnalisée compare objectivement ces cinq destinations selon votre situation patrimoniale.


 
 

Coreway Consulting est membre de la CCI France UAE et de la Dubai Chambers of Commerce.

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