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Sur Malt et consultant IT : votre activité est-elle réellement structurée au bon endroit ?

1 sept.
14 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 5 jours

Sur Malt et consultant IT : votre activité est-elle réellement structurée au bon endroit ?

Sommaire




Introduction


Vous avez construit sur Malt un profil solide, des recommandations clients et un taux journalier qui progresse d'année en année. Votre activité est fluide, largement à distance, et vos missions se négocient en quelques échanges. La question que presque personne ne se pose à ce stade est pourtant la plus déterminante sur dix ans : votre activité est-elle structurée au bon endroit ?


Structurée, cela ne veut pas dire immatriculée quelque part. Cela veut dire que le lieu où vous vivez, le lieu où vous travaillez réellement, le lieu où votre société est dirigée et le lieu où vous êtes imposé forment un ensemble cohérent. Chez la majorité des consultants IT indépendants inscrits sur Malt, ces quatre points coïncident par défaut avec la France, sans que ce choix ait jamais été arbitré.


Ce n'est pas un problème en soi. Cela le devient quand le chiffre d'affaires franchit un certain seuil, quand les clients cessent d'être exclusivement français, ou quand la mobilité devient une réalité et non une intention. À partir de là, la structure par défaut coûte cher et, plus insidieusement, elle vous enferme dans des options que vous n'aurez plus les moyens d'ouvrir plus tard.


Cet article traite la question posée par le titre sans détour : comment savoir si votre activité de consultant IT sur Malt est installée au bon endroit, quels signaux doivent vous alerter, et quelles juridictions méritent d'être étudiées si la réponse est non. Nous détaillons les critères juridiques, les contraintes propres aux plateformes de freelancing, et la méthode de vérification que nous appliquons chez Coreway Consulting.



Ce que votre profil Malt dit de votre structure


Une plateforme comme Malt organise la rencontre entre un besoin client et une compétence. Elle ne pose aucune question sur votre résidence, votre convention fiscale applicable ou la localisation de votre direction effective. Le profil affiche une ville, un TJM et des compétences, et cette ville n'a aucune valeur juridique. Beaucoup de consultants en déduisent, à tort, que le sujet n'existe pas.


Ce que votre profil révèle en revanche, c'est le degré de dématérialisation de votre activité. Si vos trois dernières missions se sont déroulées intégralement en remote, si vos livrables transitent par un dépôt Git et vos réunions par visioconférence, alors rien dans votre production n'est physiquement attaché à la France. Vous exercez déjà une activité délocalisable, ce qui n'est vrai ni d'un artisan ni d'un cabinet de proximité.


C'est précisément cette caractéristique qui ouvre le champ des possibles, et c'est aussi elle qui attire l'attention de l'administration lorsqu'une expatriation est mal préparée. Une activité facilement déplaçable sur le papier doit être réellement déplacée dans les faits pour être reconnue comme telle. La différence entre les deux situations se joue sur des éléments matériels que nous détaillons plus loin.


Enfin, la plateforme ne vous protège pas et ne vous contraint pas. Elle applique les règles de facturation du pays d'établissement que vous déclarez, ce qui signifie que la responsabilité de la cohérence repose entièrement sur vous. Un profil Malt actif depuis une entité étrangère mal construite reste un profil Malt actif : personne ne vous alertera.



Où votre activité est-elle réellement localisée ?


La réponse ne se trouve ni dans votre statut juridique ni dans l'adresse de votre siège. Le droit fiscal français raisonne sur des faits, et il commence toujours par la même question : où se situe votre domicile fiscal personnel ? Tant que ce point n'est pas tranché, toute réflexion sur la société est prématurée.



Les quatre critères qui fixent votre domicile fiscal


L'article 4 B du Code général des impôts retient quatre critères alternatifs, et un seul suffit à vous rattacher à la France. Le foyer, c'est-à-dire le lieu de vie habituel de votre famille, prime sur tout le reste. Viennent ensuite le lieu de séjour principal, le lieu d'exercice de l'activité professionnelle principale et le centre de vos intérêts économiques.


Un consultant qui loue un appartement à Lisbonne mais dont la compagne et les enfants restent scolarisés à Lyon conserve son foyer en France. Le fait qu'il passe deux cents jours hors de France ne change rien, car les critères ne se cumulent pas : ils s'appliquent dans un ordre hiérarchique strict. Cette mécanique est la source principale des redressements que nous voyons chez les indépendants partis seuls.


Lorsque deux États revendiquent simultanément votre résidence fiscale, la convention bilatérale tranche selon une séquence dite de tie-breaker : foyer d'habitation permanent, centre des intérêts vitaux, séjour habituel, nationalité. Cette séquence est la seule qui compte en cas de contrôle, et elle se prépare par des preuves matérielles accumulées dès la première année.



Le test des 183 jours ne suffit jamais à lui seul


La règle des 183 jours est la plus citée et la moins protectrice. Elle n'intervient qu'au titre du séjour principal, soit le deuxième critère, et ne neutralise pas un foyer resté en France. Un décompte de jours favorable ne vous met donc à l'abri de rien si votre vie familiale et patrimoniale n'a pas bougé.


Nous recommandons de raisonner à l'inverse : plutôt que de compter les jours passés hors de France, comptez les attaches conservées en France. Résidence principale disponible, comptes bancaires actifs, mandats sociaux, contrats d'assurance et abonnements forment un faisceau, et c'est ce faisceau que l'administration reconstitue.



Le lieu de facturation n'est pas le lieu d'exercice


Émettre une facture depuis une entité étrangère ne déplace pas votre activité. Si vous continuez à produire vos prestations depuis votre bureau français, l'administration considérera que l'activité s'exerce en France et pourra caractériser un établissement stable, voire appliquer l'article 155 A du Code général des impôts. Ce texte permet de réintégrer en France les sommes facturées par une structure étrangère lorsque la prestation est rendue par une personne domiciliée en France.


Cette confusion entre facturation et exercice reste l'erreur la plus fréquente chez les indépendants du numérique. Elle est d'autant plus tentante que la plateforme, elle, accepte parfaitement une entité étrangère. Nous l'avions déjà abordée en détaillant les sept questions à trancher avant de créer une société à l'étranger, et elle mérite d'être répétée : l'immatriculation vient en dernier.



Facturer depuis l'étranger en restant sur Malt


La question revient systématiquement en rendez-vous : peut-on rester actif sur Malt en étant établi hors de France ? La réponse est oui sur le principe, avec des conséquences opérationnelles qu'il faut mesurer avant de partir. La plateforme n'est pas un obstacle juridique, mais elle modifie la mécanique de facturation dès que votre entité change de pays.



Ce que change une entité européenne


Si votre structure est établie dans un autre État membre de l'Union, la prestation à un client professionnel français relève du régime B2B intracommunautaire. La facture est émise hors taxe et le client français autoliquide la TVA, ce qui suppose un numéro de TVA intracommunautaire valide et une déclaration européenne de services correctement souscrite. Le Portugal, Malte, Chypre et l'Irlande fonctionnent tous sur ce schéma.


La conséquence pratique est neutre pour le client, qui ne paie ni plus ni moins. Elle est en revanche visible dans sa comptabilité, et certains grands comptes ou ESN intermédiaires appliquent des politiques d'achat restreignant les fournisseurs hors de France. Ce point se vérifie avant de déménager, pas après, en interrogeant vos deux ou trois donneurs d'ordre les plus importants.



Ce que change une entité hors Union européenne


Avec une entité aux Émirats, à Maurice, en Géorgie ou au Panama, la prestation devient une exportation de services. La facture sort hors champ de TVA française et l'autoliquidation s'applique toujours côté client, mais les contrôles de conformité fournisseur se durcissent. Certains clients demandent une attestation de résidence fiscale de l'entité, un justificatif de substance ou un contrat cadre renégocié.


S'ajoute la question des flux financiers. Un encaissement en euros sur un compte hors zone SEPA génère des frais et des délais, et la banque du client peut exiger des vérifications supplémentaires. Les juridictions offrant un accès bancaire européen ou un IBAN en euros conservent ici un avantage opérationnel réel sur les places plus exotiques.


Enfin, la fin de la relation contractuelle française n'est jamais totale. Vous restez soumis aux obligations déclaratives françaises pour l'année de départ, et vos revenus de source française éventuels continuent d'être imposables en France selon la convention applicable. La rupture est progressive et documentée, jamais instantanée.



À partir de quels revenus la question devient structurante


Il n'existe pas de seuil légal déclenchant une expatriation. Il existe en revanche un seuil économique à partir duquel le coût de la structure étrangère devient marginal par rapport à l'écart d'imposition. Chez les consultants IT, ce point de bascule se situe généralement entre 120 000 et 150 000 euros de chiffre d'affaires annuel, tous frais de structure et de conformité intégrés.


En dessous, la mécanique reste rarement favorable. Les frais de constitution, de comptabilité locale, de domiciliation réelle, de déplacements et de double conseil fiscal absorbent l'essentiel du gain théorique. Un consultant à 90 000 euros de chiffre d'affaires qui s'expatrie pour des raisons uniquement fiscales récupère souvent moins qu'il n'imagine, tout en assumant une complexité durable.


Au-delà de 200 000 euros, l'arbitrage change de nature. L'écart entre un taux marginal français cumulé aux prélèvements sociaux et un impôt sur les sociétés de 9 % aux Émirats, de 12,5 % à Chypre ou de 15 % en Géorgie devient une somme absolue qui justifie l'ingénierie. C'est aussi le niveau où l'exit tax entre dans le champ si vous détenez des titres de société significatifs.


Un dernier repère mérite d'être posé. Le dispositif d'exit tax prévu à l'article 167 bis s'applique lorsque la valeur des participations dépasse 800 000 euros ou 50 % des bénéfices sociaux, et il vise les plus-values latentes. Pour un consultant dont la société capitalise depuis plusieurs exercices, ce seuil est atteint plus vite qu'on ne le croit.



Comparer les juridictions sans se limiter au taux


Le réflexe naturel consiste à classer les destinations par taux d'imposition décroissant. C'est le plus mauvais des critères pris isolément, parce qu'un taux nul assorti d'une substance impossible à tenir produit un risque, pas une économie. Quatre paramètres comptent davantage pour un consultant IT sur Malt.


Le premier est la fluidité bancaire en euros, puisque vos clients paient en euros depuis des banques françaises. Le deuxième est l'existence d'une convention fiscale avec la France, qui sécurise l'élimination de la double imposition et fournit la séquence de départage en cas de litige. Le troisième est le niveau de présence physique réellement exigé, et le quatrième la fiscalité des sommes que vous vous distribuez ensuite.


Le tableau ci-dessous synthétise les régimes de sept juridictions couramment étudiées. Les taux indiqués sont les taux légaux publics en vigueur, hors régimes particuliers et hors situations individuelles. Ils constituent un point de départ d'analyse et non une recommandation.


Juridiction

Impôt sociétés

Distributions au dirigeant

Accès bancaire euro

Présence locale attendue

Portugal

20 % (taux réduit initial)

Barème IRS, retenue possible

Zone SEPA complète

Séjour effectif substantiel

Andorre

10 %

IRPF plafonné à 10 %

Bonne, hors zone SEPA classique

Résidence effective contrôlée

Géorgie

15 % sur distribution

Régime local favorable

Correct, hors SEPA

Présence modérée

Panama

25 %, territorialité stricte

Revenus étrangers non imposés

Formalités renforcées

Présence à organiser

Bahamas

Aucun impôt sur bénéfices

Aucune imposition locale

Accès euro limité

Substance difficile à tenir

Émirats arabes unis

9 % au-delà du seuil

Aucune imposition personnelle

Bon, hors zone SEPA

Présence réelle exigée

Chypre

12,5 %

Régime non-dom applicable

Zone SEPA complète

Direction effective locale


Deux enseignements ressortent de cette comparaison. Les juridictions à taux nul comme les Bahamas conviennent rarement à un consultant dont la clientèle est européenne, faute d'accès bancaire fluide et de convention protectrice. À l'inverse, le Portugal et Chypre offrent un cadre européen confortable au prix d'une présence effective réellement contraignante.


Les régimes territoriaux occupent une position intermédiaire souvent mal comprise. Le Panama n'impose pas les revenus de source étrangère, ce qui est théoriquement idéal pour une activité servant des clients français, mais la démonstration de la source étrangère doit être documentée contrat par contrat. Sans cette documentation, l'avantage se retourne en risque au premier contrôle.



La substance économique, ligne de partage


La substance économique désigne l'ensemble des éléments matériels prouvant que votre société vit réellement là où elle est immatriculée. C'est le concept central des travaux BEPS de l'OCDE, repris dans les législations nationales et dans les dispositifs anti-abus européens. Pour un consultant IT, c'est le seul terrain sur lequel se joue la sécurité du montage.



Ce que la substance recouvre concrètement


Un bureau réellement occupé, distinct d'une simple domiciliation postale, constitue le premier marqueur. Viennent ensuite les décisions de gestion prises sur place et documentées, un compte bancaire local effectivement mouvementé, des contrats signés localement et, selon la taille, un ou plusieurs collaborateurs sur le territoire. Une adresse et un registre de commerce ne suffisent plus depuis longtemps.


Pour un indépendant seul, la substance repose surtout sur la personne. Vous devez pouvoir prouver que vous vivez, décidez et produisez depuis la juridiction choisie, par des factures d'énergie, un bail, des relevés de télécommunications, des billets d'avion cohérents et une activité bancaire locale. Cette accumulation de preuves se construit dès le premier mois et ne se reconstitue jamais après coup.



Pourquoi certaines juridictions sont plus exigeantes


Les États dont le taux est le plus bas sont aussi ceux qui subissent la pression internationale la plus forte. Les Émirats ont introduit un impôt sur les sociétés et des règles de substance économique précisément pour sortir des listes de surveillance, et l'Andorre applique des contrôles de résidence effective réguliers. Le taux affiché a un prix administratif, et ce prix se paie en présence réelle.


À l'inverse, l'échange automatique d'informations issu de la norme CRS rend illusoire toute stratégie fondée sur la discrétion bancaire. Vos comptes étrangers sont communiqués à l'administration de votre État de résidence déclarée, et une incohérence entre déclaration et flux se détecte mécaniquement. La sécurité vient désormais de la cohérence, jamais de l'opacité.



Les quatre risques d'une structure mal placée


Une activité structurée au mauvais endroit ne provoque pas d'alerte immédiate. Le risque se matérialise deux à cinq ans plus tard, au moment d'un contrôle, d'une cession ou d'un simple contrôle sur pièces déclenché par une incohérence déclarative. Quatre mécanismes reviennent régulièrement, et aucun ne relève de la fraude caractérisée.


Le premier est la remise en cause du transfert de résidence. L'administration démontre que le foyer est resté en France, réintègre l'ensemble des revenus mondiaux et applique les intérêts de retard. Lorsque le départ apparaît artificiel, la majoration pour manquement délibéré peut s'ajouter, ce qui transforme un gain espéré en perte sèche.


Le deuxième est la caractérisation d'un établissement stable en France. Si vous conservez un bureau, un logement de fonction ou une présence commerciale régulière, la société étrangère devient imposable en France sur les bénéfices rattachables à cette installation fixe. Le troisième mécanisme, l'article 155 A, permet d'imposer directement chez vous les sommes facturées par l'entité étrangère lorsque vous rendez personnellement la prestation.


Le quatrième est l'abus de droit, désormais élargi au montage à but principalement fiscal. Une société étrangère sans salarié, sans local et sans décision locale, dont l'unique fonction est d'encaisser des honoraires produits en France, entre pleinement dans ce champ. La parade n'est pas juridique mais factuelle : il faut que l'installation soit vraie.



Vérifier concrètement que vous êtes au bon endroit


La vérification tient en cinq examens que vous pouvez conduire vous-même avant tout rendez-vous. Le premier consiste à écrire, en une phrase, où vous vivez réellement, où vit votre famille et où se trouve votre logement principal disponible. Si cette phrase désigne la France, votre domicile fiscal est français et aucune structure étrangère ne changera ce point.


Le deuxième examen porte sur le lieu de production. Comptez, sur les douze derniers mois, le nombre de journées facturées effectuées physiquement hors de France. Un ratio inférieur à la moitié rend toute délocalisation fragile, tandis qu'un ratio supérieur à quatre-vingts pour cent ouvre un vrai champ de réflexion.


Le troisième examen concerne vos clients. Identifiez la part de votre chiffre d'affaires réalisée avec des donneurs d'ordre français, et vérifiez auprès des deux plus importants si leur politique achats accepte un fournisseur étranger. Le quatrième porte sur votre patrimoine professionnel : valorisez vos titres de société et confrontez le résultat au seuil de 800 000 euros de l'exit tax.


Le cinquième examen est chronologique. Une relocalisation se prépare sur douze à dix-huit mois, avec un ordre précis entre la fin de la résidence française, la constitution de l'entité, l'ouverture bancaire et la bascule des contrats. Inverser cet ordre fragilise l'ensemble du dossier, quel que soit le pays retenu.



Témoignage : un expert data parti sans vérifier


Un consultant data et machine learning, très bien référencé sur les plateformes de freelancing, nous a contactés après dix-huit mois passés dans une juridiction à fiscalité réduite. Il facturait cinq clients français depuis une entité locale, avec un chiffre d'affaires proche de 210 000 euros, et estimait sa situation réglée. Son épouse et ses deux enfants étaient restés en France, où le couple conservait sa résidence principale.


Le diagnostic a été rapide. Le foyer au sens de l'article 4 B n'avait jamais quitté la France, la convention applicable désignait la France au premier critère de départage, et la société étrangère ne disposait ni de bureau occupé ni de décisions documentées localement. La totalité des revenus était donc imposable en France depuis le premier jour, majorations comprises en cas de contrôle.


La régularisation a été engagée volontairement, avec dépôt des déclarations manquantes et reconstitution du dossier de preuves. Le consultant a ensuite reconstruit un projet cohérent, en déplaçant cette fois le foyer familial et en choisissant une juridiction européenne compatible avec sa clientèle. Le coût de ce détour a été très supérieur à celui d'une étude préalable, ce qui reste l'enseignement le plus utile de ce dossier.



Questions fréquentes



Peut-on rester inscrit sur Malt en étant établi à l'étranger ?


Oui, rien ne l'interdit sur le plan juridique. La facturation bascule simplement en régime intracommunautaire ou en exportation de services selon la juridiction retenue, avec autoliquidation de la TVA par le client français. Le point de vigilance porte moins sur la plateforme que sur la politique achats de vos donneurs d'ordre, qu'il faut vérifier en amont.



Faut-il fermer sa structure française avant de partir ?


Pas nécessairement, mais la conserver active avec des moyens d'exploitation en France crée un risque d'établissement stable. La question se règle au cas par cas selon le patrimoine logé dans la société, les contrats en cours et le calendrier de l'exit tax. Une dissolution mal séquencée peut déclencher une imposition évitable.



Les 183 jours suffisent-ils à changer de résidence fiscale ?


Non, et c'est l'idée reçue la plus coûteuse. Le critère du foyer prime sur celui du séjour, ce qui signifie qu'un décompte de jours favorable ne protège pas un consultant dont la famille reste installée en France. La résidence fiscale se démontre par un faisceau d'éléments matériels, pas par un calendrier.



Quelle juridiction convient le mieux à un consultant IT sur Malt ?


Il n'y a pas de réponse universelle, et méfiez-vous de ceux qui en donnent une. Un consultant avec clientèle exclusivement française et famille européenne n'a pas le même optimum qu'un célibataire mobile servant des clients internationaux. Les paramètres décisifs sont la présence réellement tenable et la fluidité bancaire, avant le taux affiché.



Que se passe-t-il si mes clients restent tous français ?


C'est possible et fréquent, mais cela concentre l'attention sur la localisation de votre production. Plus la clientèle est française, plus vous devez démontrer que la prestation est exécutée depuis l'étranger, par des preuves de présence continues. Une clientèle française n'interdit rien, elle relève simplement le niveau d'exigence probatoire.



Combien de temps faut-il pour structurer correctement le projet ?


Comptez douze à dix-huit mois entre la décision et une situation pleinement stabilisée, avec une première année fiscale charnière. Ce délai couvre la bascule de résidence, la constitution de l'entité, l'ouverture des comptes et la renégociation des contrats. Vouloir aller plus vite revient presque toujours à sacrifier la solidité du dossier de preuves.



Ce qu'il faut retenir


Un profil Malt performant ne dit rien de la qualité de votre structure. Il indique seulement que votre activité est délocalisable, ce qui est une opportunité et non une réponse. La question du bon endroit se tranche sur votre domicile fiscal réel, votre lieu de production effectif et la substance que vous pouvez tenir dans la durée.


Le taux d'imposition arrive en dernier dans cet ordre d'examen, après la convention applicable, la fluidité bancaire en euros et la présence exigée. Un consultant IT franchissant durablement 150 000 euros de chiffre d'affaires a un intérêt objectif à instruire le sujet, mais l'instruction doit précéder toute immatriculation.


Vous exercez comme consultant IT sur Malt et vous souhaitez savoir si votre activité est structurée au bon endroit. Vous pouvez demander une étude personnalisée à Coreway Consulting pour confronter votre situation aux dix juridictions que nous accompagnons.


 
 

Coreway Consulting est membre de la CCI France UAE et de la Dubai Chambers of Commerce.

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