
AMERICAS AND CARIBBEAN
Uruguay
Uruguay has long been the most accessible destination in South America for high-net-worth individuals: a real estate investment of approximately $600,000 and sixty days of annual presence were sufficient to obtain tax residency with a long-term exemption on foreign investment income. This is no longer the case. A reform that came into effect on January 1, 2026, raised the investment threshold to approximately $2 million, eliminated the reduced presence option, introduced a 12% tax on foreign-sourced investment income, and ended the lifetime reduced tax rate option (Law No. 20.446 of December 16, 2025). Prior beneficiaries retain their rights. Any documentation prior to 2026 therefore describes a system that no longer exists.
A REGIME THAT HAS CHANGED
We work on the applicable law, not on the one that is circulating.
Uruguay perfectly illustrates what we keep saying about the instability of incentive schemes: a program that's open for six years can be shut down with a single budget law. We work with the law applicable at the time of your project, not with the law described in current publications. We determine your eligibility for the new scheme, we calculate the actual benefit, and then we manage the application with our Uruguayan partners.
TAX ADVANTAGES
An 11-year exemption applies to passive financial income from foreign sources, including dividends, interest, and capital gains, for individuals who become tax residents and exercise the option. After this period, this income is taxed at a rate of 12% (Dirección General Impositiva). Uruguay also applies a general territorial principle, with non-financial income from foreign sources remaining outside the scope of taxation.
IDEAL PROFILE
Wealthy families and investors with significant foreign financial resources and the means to undertake the now-required real estate investment are drawn to Uruguay. The country attracts them with its institutional stability, quality of life, and level of security, which far exceed the regional average.
RESIDENCY CONDITIONS
Tax residency is acquired through a presence exceeding one hundred and eighty-three days, by having the center of vital or economic interests located in Uruguay, or by exceeding investment thresholds. Since January 1, 2026, pursuant to Budget Law 20.446, the threshold based on real estate investment has been raised to approximately two million dollars, and the possibility of combining it with a presence of around sixty days has been eliminated, with previous beneficiaries retaining their rights (General Tax Directorate).
QUALITY OF LIFE
Remarkable democratic stability for the region, satisfactory security, a good healthcare system, international schools in Montevideo and Punta del Este, distinct seasons, and an Atlantic coastline. The distance from Europe is significant, and direct air links are limited. The cost of living is moderate in Montevideo and high on the coast during peak season.
POINTS OF VIGILANCE
The system underwent significant changes on January 1, 2026, and much of the available information describes the previous state of the law. Those who entered the system before that date retain their initial eligibility, a mechanism for preserving acquired rights that does not benefit newcomers. Finally, the elimination of the reduced-attendance track radically alters the profile of the candidates concerned.

FAQ
What exactly has the 2026 reform changed?
Four changes, all unfavorable to newcomers, took effect on January 1, 2026. The real estate investment threshold for tax residency was raised from approximately $600,000 to approximately $2 million. The option to combine an investment of this initial level with a physical presence of about 60 days per year was eliminated. Foreign-source financial income received by a resident, previously treated differently, is now taxed at a rate of 12% after the exemption period. The option to retain a reduced tax rate for life on this income, which was widely used, was also eliminated. The legislation expressly preserves the status of those already eligible for the scheme (Law No. 20.446 of December 16, 2025).
En quoi consiste l’exonération de onze ans ?
C’est le cœur du régime et il subsiste. Une personne devenant résidente fiscale uruguayenne peut bénéficier d’une exonération portant sur ses revenus financiers passifs de source étrangère, c’est-à-dire principalement les dividendes, les intérêts et certains gains en capital, pour l’année au cours de laquelle elle acquiert la résidence et pour les dix années suivantes. Pendant cette période, ces revenus ne supportent aucune imposition uruguayenne. À l’issue de la période, ils deviennent imposables au taux de 12 % (titre 7 du texte ordonné de la DGI, IRPF), taux qui reste modéré au regard des standards européens mais qui doit être intégré à une planification de long terme. L’option doit être exercée dans les formes et les délais prévus : elle n’est pas automatique et son omission fait perdre le bénéfice du dispositif pour la période concernée.
Que deviennent ceux qui ont déjà opté ?
Ils conservent leurs conditions initiales, et c’est une garantie importante. Le texte de réforme préserve expressément la situation des personnes ayant obtenu la résidence fiscale et exercé l’option avant 2026 : elles conservent le bénéfice du régime dans ses termes d’origine pour toute la durée restant à courir, sans application rétroactive des nouvelles règles. Ce mécanisme de préservation des droits acquis est classique et il mérite d’être connu, car il crée deux populations distinctes de résidents soumises à des régimes différents. Concrètement, un témoignage recueilli auprès d’une personne installée en 2022 ne décrit en rien la situation d’une personne s’installant aujourd’hui. Cette distinction explique une bonne part des informations contradictoires que l’on trouve sur cette destination.
L’Uruguay reste-t-il intéressant après la réforme ?
Pour un profil différent, et il faut l’assumer. Le dispositif antérieur, avec son seuil modéré et sa présence réduite, s’adressait à des patrimoines confortables cherchant une résidence fiscale peu contraignante. Ce profil n’est plus servi : le seuil de deux millions de dollars (loi n° 20.446) et la suppression de la voie à présence réduite déplacent la cible vers des patrimoines nettement plus importants, disposés à s’installer réellement. Pour ceux-là, l’Uruguay conserve des atouts substantiels : une exonération de onze ans sur les revenus financiers étrangers, un taux de 12 % ensuite, une territorialité largement maintenue sur les autres revenus étrangers, et surtout une stabilité institutionnelle et un niveau de sécurité sans équivalent dans la région. La destination reste sérieuse. Elle est devenue plus exigeante.
Quelle est la qualité de vie réelle en Uruguay ?
C’est l’argument le plus solide du pays et il n’est pas fiscal. L’Uruguay dispose d’institutions démocratiques stables, d’un niveau de corruption faible pour la région, d’un système de santé de bonne qualité et d’un niveau de sécurité très supérieur à celui de ses voisins, même s’il s’est dégradé dans certains quartiers de Montevideo. Le pays connaît des saisons marquées, ce qui distingue son cadre de vie de celui des destinations tropicales. Punta del Este offre un littoral réputé, très animé en saison estivale australe et calme le reste de l’année. Les limites tiennent à l’éloignement : la distance avec l’Europe est considérable, les liaisons aériennes directes rares, et l’offre culturelle et médicale spécialisée reste celle d’un pays de trois millions et demi d’habitants.
Quels arbitrages français précèdent un départ en Uruguay ?
L’Uruguay se situe hors de l’Union européenne, ce qui appelle une modélisation des conditions de sursis de paiement de l’exit tax pour les détenteurs de participations dépassant les seuils. Une convention fiscale lie les deux États et organise la répartition du droit d’imposer ainsi que le règlement des situations de double résidence. Un point mérite attention pour cette destination en particulier : le calendrier. Une personne qui s’installerait en fin d’année civile et exercerait son option tardivement peut perdre une année entière d’exonération, sur un dispositif qui en compte onze. La coordination entre la date effective de sortie de la résidence française et celle de l’acquisition de la résidence uruguayenne demande donc une attention plus fine qu’ailleurs.
Quelles obligations françaises subsistent après un départ en Uruguay ?
Les revenus de source française restent imposables en France, avec les prélèvements sociaux au taux plein de 17,2 %, l’Uruguay ne relevant pas de l’Espace économique européen (administration fiscale française). L’impôt sur la fortune immobilière continue de porter sur les immeubles français au-delà de 1 300 000 euros (administration fiscale française). S’ajoutent, l’année du départ, une déclaration couvrant la période de résidence française et, le cas échéant, la déclaration relative à l’exit tax dès 800 000 euros de titres (article 167 bis du code général des impôts). La convention franco-uruguayenne permet en revanche de bénéficier du sursis de paiement sans constitution de garanties lorsque les clauses d’assistance sont réunies.
Que change exactement la loi de budget entrée en vigueur en 2026 ?
Quatre modifications, toutes défavorables aux nouveaux arrivants, et introduites par la loi n° 20.446 du 16 décembre 2025 (loi n° 20.446 du 16 décembre 2025). Le seuil d’investissement immobilier ouvrant l’accès à la résidence fiscale est passé d’environ six cent mille dollars à environ deux millions. La voie combinant un investissement de premier niveau avec une présence physique réduite d’une soixantaine de jours a été supprimée. Les revenus financiers de source étrangère deviennent imposables à 12 % à l’issue de la période d’exonération (titre 7 du texte ordonné de la DGI, IRPF). L’option pour un taux réduit à vie a été supprimée. Les personnes déjà entrées dans le dispositif conservent leurs conditions.
Comment fonctionne concrètement l’exonération de onze ans ?
Elle couvre l’année d’acquisition de la résidence fiscale et les dix années suivantes, soit onze exercices, et porte sur les revenus financiers passifs de source étrangère : dividendes, intérêts et certains gains en capital (titre 7 du texte ordonné de la DGI, IRPF). Pendant cette période, ces revenus ne supportent aucune imposition uruguayenne. À l’expiration, ils deviennent imposables au taux de 12 %. L’option doit être exercée dans les formes et les délais prévus, faute de quoi le bénéfice est perdu pour la période concernée. Ce n’est donc pas un régime automatique : il suppose une démarche active, et son omission constitue l’erreur la plus fréquente.
Quels investissements ouvrent aujourd’hui la résidence fiscale ?
Deux voies principales subsistent après la réforme. L’investissement immobilier, dont le seuil a été porté à environ deux millions de dollars, et l’apport à des fonds d’investissement destinés à financer des projets productifs, de recherche ou d’innovation, pour un montant annuel de l’ordre de cent mille dollars (loi n° 20.446 du 16 décembre 2025). S’y ajoutent les voies fondées sur la présence physique de plus de cent quatre-vingt-trois jours ou sur la localisation du centre des intérêts vitaux. Le déplacement du curseur est net : le dispositif s’adresse désormais à des patrimoines nettement plus importants, disposés à s’installer réellement plutôt qu’à obtenir un statut.
L’Uruguay impose-t-il le patrimoine et les successions ?
Il applique un impôt sur le patrimoine, assis sur les actifs situés en Uruguay au-delà d’un seuil d’exonération, avec un barème progressif distinct pour les personnes physiques et pour les entités. Les transmissions ne supportent en revanche pas de droits de succession comparables aux droits français, ce qui constitue un avantage significatif. Côté français, l’article 750 ter conserve son emprise sur les biens situés en France et sur le patrimoine mondial lorsque l’héritier a été domicilié en France six des dix années précédentes (BOFiP, territorialité des droits de mutation par décès). Pour une famille dont les enfants restent en France, l’avantage uruguayen se trouve donc largement neutralisé.
Quelle est la qualité réelle de vie à Montevideo ou à Punta del Este ?
Elle explique une large part de l’attrait du pays, indépendamment de la fiscalité. L’Uruguay affiche une stabilité institutionnelle et un niveau de sécurité sans équivalent dans la région, un système de santé mutualiste privé de bon niveau et une offre scolaire internationale correcte à Montevideo. Punta del Este vit toutefois au rythme des saisons, avec une activité concentrée sur l’été austral et une offre réduite le reste de l’année. Le coût de la vie, longtemps modéré, s’est sensiblement élevé et se rapproche désormais des standards européens sur plusieurs postes, notamment l’alimentation importée et l’automobile.
Comment ouvrir un compte et transférer des fonds en Uruguay ?
Le système bancaire uruguayen est solide et habitué aux non-résidents, ce qui le distingue nettement de ses voisins régionaux. L’ouverture suppose une justification détaillée de l’origine des fonds, un justificatif de domicile local et, selon les établissements, un dépôt initial minimum. Les transferts internationaux en dollars fonctionnent sans difficulté particulière. Le pays applique la norme commune de déclaration de l’OCDE et ne figure pas sur la liste française des États non coopératifs (arrêté du 15 avril 2026). Un compte uruguayen doit être déclaré tant que vous demeurez résident fiscal français, sous peine d’amende par compte et par année (BOFiP, déclaration des comptes détenus hors de France).
Pour quel profil l’Uruguay conserve-t-il un intérêt réel ?
Pour un patrimoine mobilier important dont le détenteur accepte de s’installer véritablement. L’exonération de onze ans sur les revenus financiers étrangers, suivie d’un taux de 12 % (titre 7 du texte ordonné de la DGI, IRPF), demeure attractive pour un portefeuille générant des revenus significatifs. En revanche, le profil qui cherchait une résidence fiscale peu contraignante avec une présence réduite n’est plus servi depuis la suppression de cette voie (loi n° 20.446 du 16 décembre 2025). L’Uruguay est ainsi passé d’une destination d’opportunité à une destination d’installation. C’est une évolution que nous jugeons saine, mais elle disqualifie une partie des projets qui nous étaient soumis auparavant.
Comment Coreway Consulting accompagne-t-il une installation en Uruguay ?
Nous partons du droit applicable aujourd’hui, ce qui suppose d’écarter la documentation antérieure à 2026, très présente et trompeuse. Nous vérifions votre éligibilité au regard des nouveaux seuils et nous chiffrons le résultat sur onze ans puis au-delà, afin que la décision soit prise en connaissance du régime de sortie. Nous structurons l’investissement immobilier requis en cherchant une cohérence patrimoniale réelle, deux millions de dollars ne devant pas être engagés dans un actif retenu par défaut. Nous conduisons le dossier de résidence et l’option fiscale dans les délais avec nos correspondants uruguayens, et nous coordonnons la sortie de résidence française.
The information in this FAQ is provided for informational purposes only and does not constitute tax or legal advice. Tax regulations are subject to change. Coreway Consulting recommends that each client undergo a personalized analysis during the initial consultation.
