
AMÉRIQUES ET CARAÏBES
Costa Rica
Le Costa Rica applique une territorialité stricte : les revenus dont la source se situe hors du pays ne sont pas imposés, pensions étrangères comprises. Cette caractéristique, combinée à des voies de résidence dont les seuils restent modestes au regard des standards internationaux, en fait l’une des destinations les plus accessibles que nous couvrons. Le pays a supprimé son armée en 1948, jouit d’une stabilité démocratique remarquable dans la région et concentre une biodiversité exceptionnelle. Deux réalités doivent être posées d’emblée : l’affiliation au régime de sécurité sociale est obligatoire pour les résidents et représente un coût réel, et les seuils de résidence, bien que modérés, s’accompagnent d’exigences de présence.
PROJET DE VIE, PROJET FISCAL
Deux logiques qui n’appellent pas les mêmes précautions
Le Costa Rica attire des projets de vie autant que des projets fiscaux, et les deux logiques n’appellent pas les mêmes précautions. Nous établissons quelle voie de résidence correspond à votre situation, nous chiffrons le coût complet en intégrant les cotisations obligatoires que les présentations omettent souvent, puis nous conduisons le dossier avec nos correspondants sur place.
AVANTAGES FISCAUX
Les revenus de source étrangère ne sont pas imposés au Costa Rica, ce qui inclut les pensions de retraite étrangères, les dividendes de sociétés étrangères et les revenus locatifs de biens situés hors du pays. Seuls les revenus de source costaricienne sont imposables, selon un barème progressif. Il n’existe pas d’impôt sur la fortune ni de droits de succession sur les actifs étrangers.
PROFIL IDÉAL
Retraités percevant des pensions étrangères, pour lesquels la territorialité produit un résultat direct. Consultants et entrepreneurs à distance facturant des clients étrangers. Investisseurs souhaitant développer un projet touristique, immobilier ou lié aux énergies renouvelables, secteurs expressément visés par le régime d’investissement.
CONDITIONS DE RÉSIDENCE
Trois voies principales. L’inversionista suppose un investissement en immobilier, en titres de sociétés costariciennes ou dans des projets de tourisme, d’énergies renouvelables ou de reforestation, l’immobilier devant être détenu directement au nom du demandeur. Le seuil applicable a évolué en 2026, à l’expiration du dispositif temporaire institué en 2021, et doit être confirmé au moment du projet auprès de la Dirección General de Migración y Extranjería. Le rentista suppose un revenu passif certifié d’au moins deux mille cinq cents dollars mensuels sur deux ans. Le pensionado suppose une pension garantie d’au moins mille dollars mensuels. Ces statuts conduisent à la résidence permanente au bout de trois ans.
QUALITÉ DE VIE
Stabilité démocratique, absence d’armée depuis 1948, biodiversité exceptionnelle, climat varié selon l’altitude, communauté internationale établie et système de santé public de qualité correcte doublé d’une offre privée abordable. Les infrastructures routières restent inégales, la criminalité a progressé dans certaines zones et la saison des pluies est longue sur la côte caraïbe.
POINTS DE VIGILANCE
L’affiliation au régime public de sécurité sociale est obligatoire pour les résidents et son coût, calculé sur les revenus déclarés, est régulièrement omis des présentations commerciales. Le maintien du statut suppose une présence effective sur le territoire. La détention immobilière liée au visa investisseur doit enfin être directe, les structures interposées ayant été écartées par la réforme de 2021.

FAQ
Les pensions étrangères sont-elles imposées au Costa Rica ?
Non, et c’est la raison principale pour laquelle le pays figure dans les projets de retraite. Le système costaricien étant territorial, seuls les revenus dont la source se situe sur le territoire national sont imposables. Une pension versée par une caisse française, un régime complémentaire ou un plan d’épargne retraite étranger n’est donc pas imposée au Costa Rica. Une réserve essentielle demeure du côté français : la convention applicable et la nature de la pension déterminent où celle-ci est imposable, et une pension de source publique française reste généralement imposable en France quelle que soit votre résidence. Cette distinction entre pension publique et pension privée est déterminante et doit être établie pension par pension avant toute décision. Elle change complètement l’intérêt du projet selon les carrières.
Quelles sont les voies de résidence ?
Trois catégories couvrent l’essentiel des situations. L’inversionista repose sur un investissement portant sur de l’immobilier, des titres de sociétés costariciennes ou des projets relevant du tourisme, des énergies renouvelables ou de la reforestation. Une loi de 2021 avait abaissé temporairement le seuil d’entrée ; ce dispositif est arrivé à échéance au cours de l’été 2026 et le montant exigé doit donc être vérifié à la date du dossier, sans se fier à une documentation antérieure (Dirección General de Migración y Extranjería). Le rentista s’adresse à qui justifie d’un revenu passif certifié d’au moins deux mille cinq cents dollars mensuels sur une période de deux ans, généralement attesté par un dépôt bancaire. Le pensionado vise les titulaires d’une pension garantie d’au moins mille dollars mensuels et constitue la voie la moins coûteuse. Ces trois statuts ouvrent une résidence temporaire, puis la résidence permanente au bout de trois ans, et la citoyenneté devient envisageable après sept ans.
Quel est le coût réel d’une installation ?
Le poste que les présentations omettent le plus souvent est l’affiliation au régime public de sécurité sociale, obligatoire pour tout résident. La cotisation est calculée sur les revenus déclarés, selon un pourcentage qui varie avec le statut, et elle constitue un prélèvement récurrent qu’il faut intégrer au budget dès le départ. Elle ouvre en contrepartie l’accès au système de santé public, dont la qualité est correcte mais dont les délais conduisent beaucoup de résidents à souscrire en parallèle une assurance privée, elle-même abordable au regard des standards nord-américains. S’y ajoutent un coût de la vie modéré à l’intérieur des terres et sensiblement plus élevé dans les zones côtières prisées, ainsi que des droits d’importation élevés sur les véhicules et l’électronique.
Faut-il résider effectivement au Costa Rica ?
Oui, et sur deux plans distincts. Le maintien du statut de résident temporaire suppose une présence effective sur le territoire, vérifiée lors des renouvellements, et l’accès à la résidence permanente au bout de trois ans en dépend également. Sur le plan fiscal, la territorialité costaricienne ne présente d’intérêt que si vous avez effectivement cessé d’être résident fiscal de votre pays d’origine, question qui se règle entièrement ailleurs. Un Français conservant sa famille, son logement disponible et son activité en France demeure résident fiscal français, quelle que soit sa cédula costaricienne. La distance rend d’ailleurs la démonstration plus naturelle qu’avec une destination européenne, à condition que l’installation soit réelle et documentée dès la première année.
Peut-on entreprendre au Costa Rica ?
Oui, avec deux logiques différentes. Développer une activité tournée vers le marché local suppose une structure costaricienne et emporte imposition des bénéfices de source nationale selon un barème dont le taux supérieur est élevé, avec des taux réduits pour les petites structures. Exercer une activité tournée vers des clients étrangers relève d’une analyse plus fine : la territorialité protège les revenus de source étrangère, mais une prestation conçue et exécutée physiquement depuis le territoire peut être regardée comme de source locale. Cette qualification s’examine avec un conseil costaricien plutôt que présumée. Le visa investisseur peut par ailleurs être satisfait par un projet d’entreprise relevant des secteurs visés, ce qui permet de combiner l’obtention du statut et le développement d’une activité.
Quels points français conditionnent un projet costaricien ?
Le Costa Rica se situe hors de l’Union européenne, ce qui appelle une modélisation des conditions de sursis de paiement de l’exit tax lorsque vous détenez des participations dépassant les seuils. Pour les projets de retraite, qui constituent une part importante des dossiers costariciens, l’enjeu principal réside dans la qualification de chaque pension au regard de la convention applicable, la distinction entre source publique et source privée déterminant l’État d’imposition. Vos revenus fonciers français demeureront imposables en France selon le régime des non-résidents, et votre patrimoine immobilier français restera dans le champ de l’impôt sur la fortune immobilière. Ces éléments se chiffrent avant le départ, car ils peuvent modifier substantiellement le gain attendu.
Le Costa Rica est-il lié à la France par une convention fiscale ?
Le pays ne figure pas parmi les partenaires conventionnels de la France en matière d’impôts sur le revenu (liste des conventions fiscales conclues par la France). Il faut en tirer les conséquences : aucun critère conventionnel de départage ne réglera une double résidence, et aucun crédit d’impôt conventionnel ne viendra neutraliser une imposition française sur des revenus de source française. Le Costa Rica ne figure pas non plus sur la liste française des États et territoires non coopératifs (arrêté du 15 avril 2026), ce qui évite les majorations attachées à cette inscription. Un projet costaricien repose donc entièrement sur la rupture effective des critères de l’article 4 B (BOFiP, personnes imposables et domicile fiscal).
Comment fonctionne la territorialité costaricienne en pratique ?
Elle exonère les revenus dont la source se situe hors du territoire, sans condition de rapatriement, ce qui couvre les pensions étrangères, les dividendes de sociétés étrangères et les revenus locatifs perçus à l’étranger. Les revenus de source costaricienne restent imposés selon un barème progressif propre aux personnes physiques, et les bénéfices des sociétés locales relèvent d’un impôt distinct. La frontière entre source locale et source étrangère est la seule question qui compte, et elle s’apprécie sur le lieu où l’activité génératrice est exercée. Un travail accompli depuis le Costa Rica produit un revenu de source costaricienne.
Quelles voies d’accès à la résidence existent aujourd’hui ?
Trois principalement, avec des seuils qui ont évolué. La voie du rentier suppose de justifier d’un revenu régulier garanti pendant une durée déterminée, celle du retraité repose sur une pension d’origine étrangère, et celle de l’investisseur exige un investissement dans le pays dont le seuil a été relevé (Dirección General de Migración y Extranjería). Chacune ouvre un statut temporaire renouvelable, convertible ensuite en résidence permanente. Le point commun de ces trois voies est l’affiliation obligatoire au régime de sécurité sociale costaricien, dont le coût est proportionnel aux revenus déclarés et régulièrement sous-estimé dans les budgets.
Quel est le coût réel de l’affiliation sociale obligatoire ?
C’est le poste que les candidats oublient le plus souvent. L’obtention et le maintien d’un statut de résident supposent une affiliation au régime de sécurité sociale national, avec une cotisation mensuelle calculée sur les revenus déclarés (Dirección General de Migración y Extranjería). Elle ouvre l’accès au système de santé public, dont la qualité est correcte mais les délais parfois longs, ce qui conduit la plupart des expatriés à souscrire en parallèle une assurance privée. Le cumul des deux constitue une charge annuelle significative, à intégrer au budget au même titre que le logement, en particulier pour un couple de retraités.
Quel taux minimum s’applique à mes revenus français depuis le Costa Rica ?
Vingt pour cent jusqu’à 29 579 euros de revenu net imposable de source française, puis trente pour cent au-delà (administration fiscale française). Ce plancher s’applique indépendamment de votre situation familiale, et il surprend les propriétaires bailleurs qui anticipaient le barème progressif ordinaire. Une échappatoire existe et reste sous-utilisée : si vous démontrez que le taux moyen résultant de l’imposition de l’ensemble de vos revenus mondiaux serait inférieur, ce taux moyen s’applique à vos seuls revenus français. Pour un retraité dont les revenus costariciens sont modestes, ce calcul produit fréquemment plusieurs milliers d’euros d’économie annuelle.
La détention immobilière est-elle sûre au Costa Rica ?
Elle l’est dans le cadre du registre national, mais deux points appellent une vigilance particulière. Le régime des concessions maritimes, applicable à la bande côtière, obéit à des règles spécifiques limitant la détention étrangère et la durée des droits, ce qui concerne directement les biens de bord de mer les plus recherchés. Les questions de bornage et de servitudes sur des terrains ruraux constituent la seconde source de litiges. Une vérification préalable du titre auprès du registre national et un accompagnement juridique local sont indispensables, davantage encore que pour une acquisition européenne.
Le Costa Rica convient-il à une famille avec enfants ?
Oui, avec des réserves logistiques. La vallée centrale, autour de San José, concentre l’offre scolaire internationale, dont un établissement francophone, ainsi que les meilleures infrastructures de santé privée. Les régions côtières, souvent au cœur du projet de vie, offrent en revanche peu de solutions scolaires au-delà du primaire et des trajets longs sur des routes difficiles. La stabilité politique du pays, sans armée depuis 1949, et la qualité de son environnement naturel constituent des atouts réels. Nous conseillons systématiquement de dissocier le lieu de vie rêvé du lieu de vie praticable avec des enfants scolarisés.
Quelle est la fiscalité d’une société costaricienne ?
Les bénéfices de source costaricienne supportent un impôt sur les sociétés dont le taux varie selon le niveau de revenu brut, avec des paliers réduits pour les petites structures. S’ajoutent une taxe annuelle sur les personnes morales, due même en l’absence d’activité, et une taxe sur la valeur ajoutée applicable aux biens et services. Une société locale sans activité réelle génère donc des coûts fixes récurrents. Pour un résident français encore établi en France, une telle structure entre en outre dans le champ des dispositifs anti-abus (BOFiP, article 123 bis du CGI), ce qui rend l’interposition rarement pertinente avant le départ effectif.
Comment Coreway Consulting accompagne-t-il une installation au Costa Rica ?
Nous commençons par la décomposition de vos revenus, en distinguant ce qui restera imposable en France de ce qui bénéficiera réellement de la territorialité costaricienne, travail décisif pour les dossiers de retraite. Nous établissons ensuite la voie de résidence adaptée et nous chiffrons le coût complet, cotisations sociales obligatoires comprises. Nous conduisons le dossier avec nos correspondants costariciens, y compris la structuration de l’investissement lorsque la voie inversionista est retenue, en veillant à la détention directe exigée depuis 2021. La sortie de résidence française est traitée en parallèle avec les conseils compétents.
Les informations de cette FAQ sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil fiscal ou juridique. Les régimes fiscaux sont susceptibles d'évoluer. Coreway Consulting recommande à chaque client de faire l'objet d'une analyse personnalisée lors de l'entretien de découverte.
